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FINANCE & FINTECH

Ramify : la banque privĂ©e digitale des fondateurs et profils Tech (jusqu’à 2M€, 12% de perf)

Samy Ouardini, co-fondateur de Ramify (+ 6 mois de frais de gestion offerts 🎁)

Samy OuardiniRamify
Visuel de l’interview Ramify
Samy Ouardini, Ramify

Bienvenue dans cette 118Ăšme Ă©dition de Super Biens, le seul mĂ©dia 100% PropTech & FinTech en France. Interview d’un.e CEO, 1 mercredi sur 2.


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À dĂ©couvrir dans cette Ă©dition :

  • 🚀 Ramify cible le segment dĂ©laissĂ© des 100k€ – 2M€ avec une approche 100% digitale + conseiller dĂ©diĂ©

  • 📊 10 000 clients, +12% de performance annuelle depuis 4 ans, encours x8 depuis 2024 : une traction dĂ©jĂ  massive sur un marchĂ© ultra conservateur

  • 💡 « Le digital sert l’humain, pas l’inverse » : 0% d’administratif, 100% du temps conseiller dĂ©diĂ© au client

  • 🧠 ETF, private equity, crypto, immobilier
 une plateforme qui combine toutes les classes d’actifs vs les acteurs mono-produit

  • 🎯 Vision : devenir le “Qonto de la banque privĂ©e” et s’imposer comme rĂ©flexe n°1 pour les investisseurs exigeants

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Hello Samy, peux-tu nous présenter ton parcours ?

Hello Léo-Pol ! Avant de me présenter, je te remercie pour cette interview.

Je suis Samy Ouardini, j’ai 35 ans, je suis mariĂ© et j’ai une petite fille. J’ai grandi au Maroc et j’y ai suivi toute ma scolaritĂ© jusqu’au lycĂ©e, avant de venir en France pour faire une prĂ©pa et mon Ă©cole d’ingĂ©nieur.

AprĂšs l’école, j’ai expĂ©rimentĂ© plusieurs mĂ©tiers avant de rejoindre le monde de la finance au sens large, au sein du cabinet de conseil en stratĂ©gie amĂ©ricain spĂ©cialisĂ© dans les services financiers, Oliver Wyman. LĂ -bas, je n’ai pas gĂ©rĂ© de portefeuille ou investi Ă  proprement parler, mais j’ai travaillĂ© dans la practice asset and wealth management : j’accompagnais des fonds de private equity sur des opĂ©rations de rachat, d’augmentation de capital ou d’investissement dans des groupes de banques privĂ©es, des gros CGP ou des gros assureurs. Ça m’a permis de voir comment ces acteurs fonctionnent de l’intĂ©rieur, et c’est aussi ce qui a nourri le projet de Ramify et motivĂ© son lancement.


La genĂšse et la mission de Ramify ?

Ramify est nĂ©e Ă  la fois d’un concours de circonstances et d’une expertise construite dans le temps.

Un concours de circonstances d’abord, parce que ni Olivier, mon associĂ©, ni moi n’avions prĂ©vu d’entreprendre ensemble. On se connaissait depuis longtemps, on a le mĂȘme background acadĂ©mique, mais on a suivi des chemins trĂšs diffĂ©rents aprĂšs notre diplĂŽme. Lui est parti Ă  New York pendant plusieurs annĂ©es en tant que gĂ©rant de portefeuille et gĂ©rant de fonds chez Goldman Sachs. Et moi, je travaillais chez Oliver Wyman, avec dans la tĂȘte une hard deadline : je quitterai le monde du conseil avant 30 ans pour entreprendre ; ce que j’ai fait juste avant le Covid. Par complet hasard, ça a coĂŻncidĂ© avec le retour d’Olivier en France, pour se rapprocher de sa famille. On s’est donc retrouvĂ©s sans se concerter tous les deux Ă  la mĂȘme pĂ©riode sans next plan, mais en partageant une envie commune de nous lancer dans l’entrepreneuriat.

Et c’est lĂ  qu’entrent en jeu nos expertises respectives ! En discutant, on a rapidement vu qu’on Ă©tait complĂ©mentaire : lui avait la capacitĂ© de gĂ©rer concrĂštement l’argent des gens (il avait fait ses classes dans une trĂšs bonne maison), quand moi, j’avais vu de l’intĂ©rieur les faiblesses de cette industrie. C’était donc l’association idĂ©ale pour adresser un marchĂ© prĂ©cis et nĂ©gligĂ© par les acteurs traditionnels.


Vous vous placez comme une ‘alternative digitale Ă  la banque privĂ©e’, qu’est-ce que cela implique ?

Pour comprendre notre positionnement, il faut d’abord comprendre comment les banques, notamment privĂ©es, dĂ©coupent le marchĂ© :

  • le retail pour les patrimoines en dessous de 100 000 € ;

  • la gestion privĂ©e pour le milieu de gamme (de 100 000 € Ă  1-2 millions d’€) ;

  • la gestion de fortune pour les patrimoines supĂ©rieurs Ă  2 millions d’€.

Ce qu’il faut savoir, c’est que, contre intuitivement, le segment le moins rentable et le plus challengĂ© pour les banques est celui de la gestion privĂ©e. Contrairement Ă  la gestion de fortune, les clients en gestion privĂ©e n’ont pas assez de patrimoine pour assurer une rĂ©munĂ©ration confortable aux banquiers, via les frais en pourcentage d’encours. Ce qui fait qu’elles confient souvent leur gestion Ă  des profils juniors qui leur proposent des offres plus chĂšres.

Or, ce type de clientĂšle est suffisamment Ă©duquĂ© pour se renseigner ailleurs et challenger la banque. D’autant plus que les sommes investies reprĂ©sentent souvent les Ă©conomies d’une vie, ce qui a Ă©tĂ© Ă©pargnĂ© en vue de la retraite ou d’une transmission Ă  ses enfants. Bref, il y a un mismatch structurel entre les attentes de ce ”milieu de gamme” et ce que proposent les acteurs traditionnels.

C’est prĂ©cisĂ©ment pour combler cette brĂšche qu’on a créé une banque privĂ©e qui s’adresse by design Ă  cette typologie de clients. Et quand on dit qu’on est une alternative digitale Ă  la banque privĂ©e, on entend prendre les bons cĂŽtĂ©s du digital (expĂ©rience lĂ©chĂ©e, dĂ©matĂ©rialisation complĂšte, plus d’efficacitĂ©, moins cher) sans sacrifier les bons cĂŽtĂ©s de la banque privĂ©e : l’expertise, l’ingĂ©nierie patrimoniale, l’accompagnement fiscal. Chez nous, chaque client a son conseiller dĂ©diĂ©, disponible, joignable via son agenda Ă  tout moment.


Place de la tech VS humain ?

Pour nous, le digital sert l’humain et non l’inverse. GrĂące au digital, Ă  l’automatisation et Ă  l’IA, on va d’abord amĂ©liorer l’expĂ©rience client :

  • pas de signature papier,

  • un accĂšs en temps rĂ©el Ă  ses positions,

  • une comparaison des produits,

  • une interaction avec nos contenus, etc.

Ensuite, et c’est sans doute le plus structurant, le digital va nous permettre de maximiser la productivitĂ© de nos Ă©quipes opĂ©rationnelles et de nos conseillers. Contrairement Ă  un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) classique, qui passe entre 60 et 70 % de son temps sur de l’administratif, nos conseillers vont avoir les outils pour passer 100 % de leur temps Ă  rĂ©pondre aux clients. Le reste ( compliance, conformitĂ©, back-office, middle-office, reporting) va ĂȘtre automatisĂ©. C’est ce qui nous permet de multiplier par cinq la productivitĂ© de chaque conseiller, et d’arriver Ă  des ratios qu’une banque privĂ©e classique jugerait tout simplement inconcevables.


Vous avez des produits trĂšs diffĂ©rents, de l’ETF au Private Equity. Comment combinez-vous tout cela ?

C’est effectivement un de nos points diffĂ©renciant par rapport aux nouveaux acteurs de l’investissement en ligne, et l’une de nos propositions de valeur en tant que banque privĂ©e. De mon expĂ©rience en cabinet conseil, j’ai compris une chose : le vrai travail du CGP, c’est d’ĂȘtre en capacitĂ© de rĂ©pondre Ă  une question simple et trĂšs complexe Ă  la fois : “J’ai 200 000 euros, qu’est-ce que j’en fais ?”.

Contrairement Ă  ce que pensent beaucoup d’acteurs du secteur (par exemple, les acteurs de l’ETF), vendre un monoproduit n’est pas du tout en phase avec les attentes de ces investisseurs. C’est la raison pour laquelle on a dĂ©cidĂ© dĂšs le dĂ©part de combiner actions, obligations, immobilier, produits structurĂ©s, art, crypto, private equity, produits cash, CrĂ©dit Lombard. Comme tous les produits ne sont pas adaptĂ©s Ă  toutes les situations, on a parallĂšlement dĂ©veloppĂ© une Ă©quipe de recherche en interne, pilotĂ©e par Olivier, qui crĂ©e des modĂšles de construction de portefeuille. Cela nous permet d’aller piocher dans l’ensemble des actifs disponibles pour constituer le portefeuille le plus diversifiĂ© et le plus rĂ©silient possible en fonction du profil, des objectifs de chaque client, de sa tolĂ©rance au risque et de son horizon d’investissement.


Sur le private equity précisément, comme le rendre accessible sans sacrifier performance et risque ?

C’est vrai que sur le private equity, il y a un sujet d’accĂšs. Les trĂšs bons fonds sont rĂ©servĂ©s aux tickets Ă  100 000 € minimum mais on peut trouver des choses intĂ©ressantes Ă  partir de 10 000 ou 20 000 €. En dessous, on a un empilement de frais qui finit par neutraliser tout l’intĂ©rĂȘt du private equity.

Cela dit, comme nos clients cherchent les portefeuilles les plus rĂ©silients sur le long terme, et pas nĂ©cessairement le rendement maximum Ă  tout prix, ce sont des options qu’on ne s’interdit pas. En tant qu’intermĂ©diaire, on sonde donc tous les asset managers, tous les fonds de private equity, on Ă©tudie leurs offres, on fait nos due diligences en interne, et ensuite on intĂšgre ou non dans nos modĂšles.


Quels frais ?

Notre rĂ©munĂ©ration repose sur un modĂšle d’AUM fees classique (pourcentage des encours gĂ©rĂ©s), ce qui est classique pour une banque privĂ©e. En revanche, notre positionnement systĂ©matique sur les solutions les moins chĂšres du marchĂ© nous distingue des autres acteurs, et on n’applique ni frais d’entrĂ©e, ni frais de sortie, ni frais d’arbitrage. Ce qui nous permet d’ĂȘtre alignĂ©s financiĂšrement avec les acteurs digitaux de rĂ©fĂ©rence, sur l’assurance-vie en gestion pilotĂ©e (Yomoni, etc.), sur tous les fonds de private equity, sur tous les fonds actions, etc.

Cela fait partie de notre promesse : on offre tout ce qu’apporte le digital, c’est-Ă -dire la transparence, les frais rĂ©duits, l’expĂ©rience soignĂ©e, en y ajoutant la valeur d’une banque privĂ©e, c’est-Ă -dire un conseiller dĂ©diĂ© et une Ă©quipe de recherche maison.


Les profils que vous accompagnez le mieux ?

On a trois offres distinctes pour accompagner les profils les plus représentatifs de nos clients :

  • l’offre Premier, qui reprĂ©sente 20% de notre business, prisĂ© par les investisseurs de 40 ans, investissant en moyenne entre 35 000 et 40 000 euros :

    • accessible Ă  partir de 1 000€

    • un conseiller non dĂ©diĂ© (en revanche, il y aura toujours un conseiller disponible pour rĂ©pondre aux questions)

    • un accĂšs Ă  les tous les produits, Ă  l’exception de ceux qui ont des minimums d’investissement Ă©levĂ©s comme le crĂ©dit lombard ou certains fonds de private equity Ă  100 000 euros de ticket minimum.

  • l’offre Black, qui reprĂ©sente 65% de notre business, et qui parle prioritairement aux investisseurs d’environ 50 ans, investissant en moyenne 350 000 euros.

    • accessible Ă  partir de 100 000€,

    • un conseiller dĂ©diĂ©,

    • un accĂšs Ă  tous les produits.

  • l’offre Obsidian, qui reprĂ©sente 15 % de notre business, toujours avec des clients d’environ 50 ans et dont la moyenne des portefeuilles est de l’ordre de 1,8 Ă  2 millions d’euros.

    • accessible Ă  partir d’1M€,

    • un conseiller dĂ©diĂ© + relation prioritaire + suivi renforcĂ©,

    • un accĂšs Ă  tous les produits + accĂšs en avant-premiĂšre aux nouveaux fonds.

À cĂŽtĂ© de ces profils types, on observe l’arrivĂ©e de plus en plus de jeunes de la tech, des fondateurs qui ont rĂ©alisĂ© des exits partiels et qui ont un cash-out de 600 000€ Ă  investir par exemple. Ils sont typiquement notre cible : des investisseurs pas suffisamment riches pour intĂ©resser les grandes banques privĂ©es, mais ayant suffisamment de surface financiĂšre pour ĂȘtre exigeants sur la rĂ©activitĂ© et sur l’expĂ©rience. Et surtout qui cherchent Ă  ĂȘtre conseillĂ©s par des personnes qui les comprennent pour investir intelligemment et sĂ©curiser leurs placements.


Comment gagnez-vous la confiance d’entrepreneurs dĂ©jĂ  bien conseillĂ©s ?

Ce qui joue en notre faveur, c’est notre combinaison d’expertise financiĂšre et patrimoniale et d’expĂ©rience digitale. Quand un entrepreneur de la tech vient nous voir, il retrouve une expĂ©rience qui ressemble Ă  l’univers : tout peut ĂȘtre fait de maniĂšre dĂ©matĂ©rialisĂ©e et fluide, on ne te demande pas de reparapher toutes les pages papiers d’un contrat (comme cela a pu m’arriver dans une grande banque française, c’est encore le cas dans beaucoup d’institutions qui ont du mal Ă  Ă©voluer sur ces sujets
). Ça compte beaucoup. En plus de cela, Olivier et moi partageons une proximitĂ© de parcours avec ces fondateurs : on sort d’une sĂ©rie A, on prĂ©pare une sĂ©rie B
 on passe par les mĂȘmes Ă©tapes qu’eux. C’est une rĂ©alitĂ© qu’un CGP classique ne pourra pas connaĂźtre.


4 chiffres sur votre activité ?

  • BientĂŽt 10 000 clients.

  • Plus de 12 % de performance sur les quatre derniĂšres annĂ©es (ce qui nous place numĂ©ro un par rapport Ă  nos concurrents)

  • Une multiplication par 8 des encours depuis notre sĂ©rie A en 2024 (on atteindra certainement une multiplication par 10 entre la sĂ©rie A et la sĂ©rie B)

  • Cinq conseillers (ce qui nous place autour de 1 500 clients par conseiller “augmentĂ©â€, alors que dans une banque classique, le ratio est de 100 Ă  150 clients par conseiller). Un chiffre possible grĂące Ă  100% du temps dĂ©diĂ© aux clients et 0% Ă  l’administratif.

En revanche, on ne communique jamais sur nos encours sous gestion, héritage de Goldman Sachs oblige (rires) !


Challenge actuel ?

Gagner la confiance des clients par notre image de marque. Certes, nous sommes une start-up, mais dans la tĂȘte des gens, Ramify doit rimer avec maison de confiance, irrĂ©prochable question service. Notre objectif Ă  terme, c’est d’ĂȘtre le Qonto de la banque privĂ©e.

Pour cela, on construit depuis le dĂ©but une stratĂ©gie de marque trĂšs prĂ©cise, qu’on appelle “act small, talk big” :

  • 1/ On cherche Ă  ĂȘtre prĂ©sents lĂ  oĂč notre client cible regarde (Le Figaro, Le Particulier, les classements des meilleures PVR), pas sur les concours start-up ou FinTech.

  • 2/ Notre stratĂ©gie de contenu suit la mĂȘme logique : une Ă©quipe de recherche spĂ©cialisĂ©e produit le contenu. Ce contenu expert (oĂč on parle de nos propres indices, de nos propres papiers de recherche) alimente ensuite tous les dĂ©partements : webinars, communiquĂ©s de presse, articles, etc.

  • 3/ On crĂ©e des associations de marque et des Ă©vĂ©nements avec des partenaires premium, tels que Goldman Sachs.

  • On s’est lancĂ© dans le sponsoring de l’Ironman, qui parle Ă  notre persona (35 Ă  50 ans, qui habitent en ville, qui ont de bonnes positions). On a par exemple sponsorisĂ© Marjolaine, championne française d’Ironman, et on travaille avec plusieurs crĂ©ateurs de contenu autour de cette campagne.


Vision Ă  3 ans ?

Comme je te le disais, notre vision Ă  trois ans, c’est d’ĂȘtre considĂ©rĂ© comme l’alternative digitale numĂ©ro un Ă  la banque privĂ©e. D’ici trois ans, on veut que lorsque quelqu’un cherche une banque privĂ©e, Ramify soit dans sa liste de dĂ©part : tous les investisseurs concernĂ©s doivent savoir qu’on existe, doivent nous considĂ©rer au 1er plan, nous choisir parce qu’ils veulent une expĂ©rience plus digitale que traditionnelle.

Je veux qu’il y ait un rĂ©flexe Ramify dans le monde de la banque privĂ©e.


Vos principes piliers ?

On a quatre piliers trĂšs clairs :

  • l’extreme ownership, qui vient de notre passage tous les deux dans des boĂźtes qui recrutaient peu, payaient bien, mais qui en contrepartie attendait que tu assumes tes responsabilitĂ©s. Chez nous, que tu sois stagiaire ou C-level, tu as toujours un pĂ©rimĂštre dont tu es propriĂ©taire. Quand ça se passe bien, c’est toi. Quand ça se passe mal, c’est toi aussi.

  • le “contribute through output” : on considĂšre qu’une seule idĂ©e qui sort de terre vaut beaucoup mieux que 1 000 qui restent Ă  l’état de concept. DĂšs que quelqu’un rejoint Ramify, il est mis sur un projet. Pas de phase d’observation, pas de “deux semaines en shadow”. On veut que “l’action prĂ©cĂšde la stratĂ©gie” ; ou plus prĂ©cisĂ©ment que “l’action mesurable prĂ©cĂšde la stratĂ©gie”, pour satisfaire mon cĂŽtĂ© ingĂ© !

  • le “pragmatize through data” : on ne parle pas que de roadmap, on parle de rĂ©sultats, de donnĂ©es mesurables. Tous les dĂ©partements ont ainsi leur “monthly data”, mĂȘme ceux qui ne pensaient pas en avoir besoin.

  • le “enjoy doing hard things” : dans notre mĂ©tier, gagner la confiance des clients est difficile, un scandale peut tout faire tomber. En plus, on travaille avec des acteurs institutionnels qui peuvent nous exclure de leur roadmap si ça les arrange. Cette formule, c’est notre façon d’assumer cette rĂ©alitĂ©, et d’en faire quelque chose de positif.


Une anecdote sur Ramify ?

Au dĂ©marrage, on a eu une chance folle ! Dans notre mĂ©tier, tout dĂ©pend d’assureurs comme Generali ou Spirica. Sans eux, pas d’assurance-vie, pas de PER. Quand on les a approchĂ©s en 2021, ils nous ont annoncĂ© deux ans et demi de dĂ©lai ! Pour une jeune boĂźte qui pitche son MVP aux investisseurs, ça sonnait comme une sentence.

TrĂšs rapidement ensuite, on a rencontrĂ© Apicil, qui cherchait justement des partenaires digitaux. Leur responsable de partenariats a aimĂ© le projet, et quand on lui a dit qu’on pensait pouvoir sortir les deux produits en trois mois, il a simplement rĂ©pondu : “Si vous pensez pouvoir le faire, pourquoi pas”. Et c’est comme ça qu’on a lancĂ© Ramify en quatre mois !


Quelle idĂ©e reçue sur l’investissement voudrais-tu casser ?

Aujourd’hui, on assiste Ă  une dĂ©mocratisation du savoir sur l’investissement et c’est une bonne chose que les contenus se multiplient, que les gens s’y intĂ©ressent. Le revers de la mĂ©daille, c’est qu’une minoritĂ© trĂšs bruyante laisse croire que quelle que soit la somme, on peut gĂ©rer tous ses investissements soi-mĂȘme, de maniĂšre optimale. Il suffirait de passer quelques heures sur Bloomberg pour battre le marché  Or l’investissement, ce n’est pas rocket science certes mais c’est beaucoup de temps et une vraie expertise Ă  construire, surtout quand les montants montent et que s’ajoutent les sujets de fiscalitĂ©, de diversification ou de transmission.

Vous faire accompagner, ce n’est pas un aveu d’incompĂ©tence, c’est reconnaĂźtre que votre temps a de la valeur, et que les bonnes dĂ©cisions financiĂšres s’inscrivent dans la durĂ©e. C’est exactement pour ça que Ramify existe !


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