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Mesetys : des plans d'archi sur-mesure générés en 20 secondes

Mayssa El Fakir, co-CEO de Mesetys (+ offre spĂ©ciale 🎁)

Mayssa El FakirMesetys
Visuel de l’interview Mesetys
Mayssa El Fakir, Mesetys

Bienvenue dans Super Biens, le seul mĂ©dia 100% PropTech et FinTech en France. Interview d’un.e CEO, 1 mercredi sur 2.


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Hello Mayssa, peux-tu nous présenter ton parcours ?

Bonjour ! Je suis Mayssa, j’ai 34 ans et j’ai un parcours un peu atypique. J’ai d’abord Ă©tĂ© diplĂŽmĂ©e de la Sorbonne en littĂ©rature comparĂ©e, avec une majeure en journalisme, avant d’intĂ©grer l’Institut Français de la Mode pour un master créé par Pierre Berger, en Creative Management. L’idĂ©e de ce cursus, c’était d’enseigner comment diriger des Ă©quipes crĂ©atives, comment construire les conditions d’un business viable, comment synchroniser la crĂ©ativitĂ© avec les enjeux business. J’ai choisi la spĂ©cialitĂ© en general management, et ça a Ă©tĂ© une expĂ©rience incroyable. Ce que j’y ai appris me sert encore aujourd’hui.

J’ai fait un passage dans la mode, oĂč j’ai fait de la communication, des dĂ©filĂ©s
 J’ai beaucoup appris de cette expĂ©rience prĂ©cieuse : une rigueur et une exigence qui sont essentielles dans mon mĂ©tier actuel. Mais au fond, je savais que ce n’était pas ma voie de cƓur. Parce qu’en rĂ©alitĂ©, mon vrai parcours, il a dĂ©marrĂ© quand j’avais 10 ans. Dans ma famille, quand d’autres font de la pĂȘche ou de la randonnĂ©e, nous, on fait des plans (rires) ! C’est ce qui m’a naturellement conduite vers l’architecture d’intĂ©rieur. Je suis donc aussi diplomĂ©e de Camondo, la meilleure Ă©cole d’architecture d’intĂ©rieur en France et sur ce chemin, j’ai rencontrĂ© ChloĂ© Martinot, ma co-CEO chez Mesetys.


La mission de Mesetys ?

La mission de Mesetys, c’est de construire l’avenir de l’architecture, faire qu’elle soit la plus qualitative possible, en Ă©quipant tous les professionnels du secteur avec les meilleurs outils possibles.


Comment ça se matérialise concrÚtement ?

Mesetys est structurĂ© en trois blocs : une agence d’architecture intĂ©rieure (Ouvrage.eu) et deux produits tech.

Le premier produit est un SaaS classique, qui centralise toute la communication entre les Ă©quipes et les intervenants autour d’un projet. Il permet de rĂ©unir toutes les Ă©tapes de la phase de conception – de la production des normes au dĂ©pĂŽt de permis, en passant par l’analyse technique avec les bureaux d’études – sur une seule et mĂȘme plateforme. On a commercialisĂ© ce SaaS depuis un an, en commençant avec des architectes indĂ©pendants. Étant nous-mĂȘmes une agence, on a testĂ© ce produit en bĂȘta pendant un certain temps, puis on a ouvert aux Ă©quipes il y a environ cinq mois. Les premiĂšres grosses agences sont arrivĂ©es entre juillet et octobre dernier, c’est donc encore trĂšs rĂ©cent.

Le deuxiĂšme produit, sur lequel nous travaillons depuis trois ans, concerne la gĂ©nĂ©ration de plans par IA. Pour l’instant, ces deux produits Ă©voluent en parallĂšle : nous gĂ©nĂ©rons les plans en interne avec l’aide de l’IA et vendons les rĂ©sultats. Mais Ă  terme, on souhaite intĂ©grer l’outil de gĂ©nĂ©ration de plans au SaaS, une fois que la solution sera suffisamment robuste pour que les clients puissent s’en servir par eux-mĂȘmes, et que l’on soit sĂ»r que chaque plan gĂ©nĂ©rĂ© est parfaitement fiable et qualitatif. On garde toujours en tĂȘte qu’un plan d’architecture a un impact direct sur la santĂ© et le bien-ĂȘtre des habitants. On a donc la responsabilitĂ© que l’utilisation de l’outil n’aboutisse pas Ă  des aberrations du point de vue architectural d’intĂ©rieur.


Pourquoi, selon toi, on voit encore peu de tech dans le monde des architectes par rapport à d’autres segments ?

Pour plusieurs raisons. D’abord parce qu’une partie de leur travail – comme l’urbanisme ou la conception de la ville de demain – est difficilement "matĂ©rialisable" technologiquement. Ensuite parce que la dimension artistique a souvent pris le dessus, relĂ©guant les outils de production au second plan.

Et surtout parce que le logiciel ultra majoritaire, Autocad, a inondĂ© les Ă©coles il y a quelques dĂ©cennies. RĂ©sultats : mĂȘme s’il est extrĂȘmement complexe et peu intuitif - ça relĂšve du traumatisme chez les Ă©tudiants (rires) - on a créé une sorte de dĂ©pendance chez les architectes. Ils mettent tellement de temps Ă  apprivoiser l’outil qu’ils sont trĂšs rĂ©ticents Ă  en changer, mĂȘme s’il ne rĂ©pond pas parfaitement Ă  leurs besoins. D’autant que les alternatives demandent aussi un long apprentissage, ce qui ne facilite pas le mouvement vers quelque chose de plus simple.

Bref, ce manque de solutions facilitantes est trĂšs pĂ©nalisant : la profession a un taux de burn-out trĂšs Ă©levĂ©. Nous-mĂȘmes en avons fait l’expĂ©rience : Ă  l’agence, on Ă©tait fatiguĂ©, on n’arrivait pas au niveau de qualitĂ© ou au niveau de rentabilitĂ© qu'on souhaite, tout ça parce que la technologie n’est pas au service de la personne, mais plutĂŽt l’inverse ! On a cheminĂ©, on a rĂ©flĂ©chi Ă  comment on pouvait simplifier les outils, amĂ©liorer la collaboration et, in fine, redonner aux architectes les moyens de produire une architecture de qualitĂ© tout en prĂ©servant leur bien-ĂȘtre
 c’est comme ça qu’on a créé notre SaaS.


Comment fonctionne votre outil de génération de plan par IA ?

Il repose sur la combinaison d’un algorithme trùs pointu et de l’intelligence artificielle.

Pour faire court - parce que je pourrais en parler des heures - un plan, c’est un systĂšme qui dĂ©pend de l’habitat, du mode de vie. Par exemple, en France, on retrouve toujours les mĂȘmes Ă©lĂ©ments dans une cuisine : four, plaques, Ă©vier, four micro-ondes, etc. Tout ça pour dire que grĂące Ă  notre expĂ©rience en architecture, on a documentĂ© pendant plus d’un an et demi des rĂšgles de base, comme les normes minimales pour une chambre (9 mÂČ avec une fenĂȘtre), des principes de distribution optimale des espaces (un couple qui ne cuisine pas n’aura pas besoin d’une cuisine familiale par exemple, quelqu’un qui lit beaucoup doit avoir une grande bibliothĂšque, etc.), qu’on a ensuite intĂ©grĂ©s dans l’algorithme expert. C’est ce qui nous permet de garantir que les plans gĂ©nĂ©rĂ©s soient techniquement solides, habitables et surtout conformes au mode de vie des habitants.

Ensuite, l’IA intervient. Elle vient enrichir ce socle en proposant des amĂ©liorations ou en interrogeant les rĂšgles existantes. Par exemple, elle peut suggĂ©rer de repositionner une porte pour une meilleure circulation ou remettre en question un biais culturel, comme l’idĂ©e que le bureau doit toujours ĂȘtre prĂšs d’une fenĂȘtre, etc. Son objectif va ĂȘtre de challenger les conventions qu’on a inculquĂ©es Ă  l'algorithme, tout en restant fidĂšle aux besoins des habitants.

ConcrĂštement, notre outil gĂ©nĂšre un premier plan en 18 secondes - contre 10 heures pour un plan fait main. Ensuite, la solution d’IA propose plusieurs options alternatives, chacune notĂ©e sur 100 en fonction de leur adĂ©quation au cahier des charges. L’architecte peut alors affiner ses propositions, et en quelques allers-retours avec le client, la conception est faite !

Aujourd’hui, on utilise cet outil Ă  la demande d’architectes et de promoteurs, qui dĂ©lĂšguent cette partie fastidieuse de leur travail tout en gardant le contrĂŽle sur le rĂ©sultat final. Ils nous fournissent des donnĂ©es de l'habitant final (dans 40% des cas environ), ou au moins un cahier des charges assez prĂ©cis. DerniĂšrement, on nous a confiĂ© la crĂ©ation des plans intĂ©rieurs d’un Ă©tage d'immeuble comprenant six lots. On a pu livrer deux versions, qui rééquilibraient l’espace entre tous les appartements, en 48 heures, contre plusieurs jours en mĂ©thode traditionnelle.


4 chiffres sur votre activité ?

  • Des plans gĂ©nĂ©rĂ©s en moins de 20 secondes

  • 110 000 documents partagĂ©s sur la plateforme, reprĂ©sentant les Ă©changes et collaborations entre les agences qui utilisent notre outil au quotidien

  • 2 jours de travail gagnĂ©s en moyenne par semaine pour les agences

  • Une Ă©quipe Ă  50 % architectes, 50 % tech, une mixitĂ© essentielle pour crĂ©er des outils qui rĂ©pondent parfaitement aux besoins des professionnels de l’architecture tout en Ă©tant technologiquement robustes


Votre ambition Ă  3 ans ?

Notre ambition, c’est de donner Ă  nos utilisateurs les clĂ©s pour maĂźtriser la gĂ©nĂ©ration de plans assistĂ©e par IA. L’idĂ©e, c’est que dans trois ans, ils puissent garder le contrĂŽle total sur leurs projets tout en bĂ©nĂ©ficiant d’une technologie qui les aide Ă  pousser leur crĂ©ativitĂ© au maximum.

L’ouverture Ă  l’international est aussi une Ă©vidence pour nous. On sait qu’il y a un marchĂ© Ă©norme Ă  explorer, mĂȘme si, pour l’instant, on reste discrets sur ce sujet. Car, mĂȘme si officiellement, nous sommes les seuls sur notre marchĂ©, officieusement, d'autres acteurs existent
 Cela dit, nos approches et nos conditions sont trĂšs diffĂ©rentes. On voit Ă©merger des entreprises spĂ©cialisĂ©es dans la gĂ©nĂ©ration de plan, mais axĂ©es sur le bĂąti construit et qui dĂ©laisse la conception intĂ©rieure – un choix que nous respectons, mais qui ne correspond pas Ă  notre vision. Ensuite, en France, un acteur tente une approche en intĂ©grant la gĂ©nĂ©ration automatique directement dans les logiciels de conception assistĂ©e par ordinateur. De notre cĂŽtĂ©, on croit davantage Ă  la flexibilitĂ© d’une API, capable de s’intĂ©grer Ă  plusieurs outils existants, plutĂŽt qu’à une solution monolithique et propriĂ©taire. Enfin, il y a les gĂ©ants du CAD, en pleine consolidation de leur parc logiciel, et des plateformes comme Houzz, qui Ă©voluent d’un modĂšle de mise en relation entre particuliers et professionnels vers des fonctionnalitĂ©s de planification et d’achats. Leur business model est trĂšs Ă©loignĂ© du nĂŽtre, notamment avec leur volet marketplace et produits physiques. Bref, on n’est pas les seuls sur ce crĂ©neau, mais la concurrence est un vrai moteur pour nous. On s’en nourrit pour innover et rester en avance.

Enfin, et c’est peut-ĂȘtre le plus important, on a l’ambition de construire une Ă©quipe extrĂȘmement Ă©panouie et performante. C’est une prioritĂ© absolue. On sait qu’une Ă©quipe qui fonctionne bien, c’est la base de tout. On veut continuer Ă  cultiver ce sentiment extraordinaire de travailler ensemble vers un objectif commun.


Une anecdote sympa ?

À nos tous dĂ©buts, on Ă©tait une petite Ă©quipe – Ă  peine trois ou quatre personnes – et Bouygues nous contacte pour une dĂ©mo. On se retrouve dans leurs locaux et autour de la table, il y a des profils bien plus techniques que commerciaux
 Donc on est un peu impressionnĂ©s, mais tout de mĂȘme prĂȘts Ă  prĂ©senter notre bout de technologie. Et Ă  la fin de la dĂ©mo, l’architecte en face de nous s’exclame : « Moi, je prĂ©fĂšre le plan gĂ©nĂ©rĂ© ! Je ne veux pas vivre dans le plan que j’ai dessinĂ© ! »

Pour nous, c’était une rĂ©vĂ©lation : cette architecte, qui avait dessinĂ© le plan original, reconnaissait que notre version Ă©tait meilleure ! Ce jour-lĂ , on est repartis en se disant : « On est au bon endroit, on fait les bonnes choses. » Et c’est ce genre de moments qui nous motive Ă  continuer.


Un mantra / des valeurs chez Mesetys ?

À titre personnel, l’ambition et la qualitĂ© sont mes exigences fondamentales. Ce qui nous amĂšne Ă  travailler avec des personnes qui partagent cette mĂȘme rigueur, cette mĂȘme audace !

Plus globalement, s’il y a bien une devise qui nous guide au quotidien chez Mesetys , c’est : « Il y a toujours une troisiĂšme voie. » Lorsqu’une dĂ©cision semble se jouer entre deux options, on s’efforce d’explorer une alternative inĂ©dite, une solution crĂ©ative qui repousse les limites du possible. Trouver cette troisiĂšme voie, c’est stimuler notre innovation, c’est ce qui nourrit notre plaisir de travailler ensemble. À chaque fois qu’on la trouve, on savoure un moment d’exception.


Qu’est-ce qui dĂ©finit un bon CEO selon toi ?

Pour moi, un bon CEO, c’est d’abord quelqu’un qui se connaĂźt profondĂ©ment. Qui sait oĂč il est fort, mais aussi qui sait reconnaĂźtre ses faiblesses sans hĂ©siter. Par exemple, je sais que je suis trĂšs exigeante, et j’ai du mal Ă  accorder le droit Ă  l’erreur – Ă  moi-mĂȘme comme aux autres. Or, dans une phase de test comme la nĂŽtre, l’erreur fait partie du processus. Heureusement, ChloĂ©, ma co-CEO, est lĂ  pour m’aider Ă  Ă©quilibrer ça. C’est d’ailleurs une qualitĂ© pour un CEO de savoir s’entourer de systĂšmes et de personnes pour compenser ses lacunes. Je dis souvent Ă  mes Ă©quipes : « Je ne suis pas bonne partout. LĂ  oĂč je suis experte, on prend mon avis. LĂ  oĂč je dois progresser, je vais chercher quelqu’un qui sait faire. » Ça demande de l’humilitĂ©, mais c’est essentiel pour construire une Ă©quipe solide et performante.

Enfin, et c’est peut-ĂȘtre la qualitĂ© la plus importante, un bon CEO doit avoir du sang-froid. J’ai Ă©changĂ© avec beaucoup de fondateurs, qu’ils aient rĂ©ussis ou qu’ils soient encore en construction, et c’est un point commun que j’ai trouvĂ© chez tous : ils savent encaisser. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas dĂ©compresser, pleurer ou se dĂ©fouler – c’est mĂȘme nĂ©cessaire. Mais assez rapidement, on doit se remettre en selle et rĂ©soudre les problĂšmes. Parce que c’est ça, le job : rĂ©soudre des problĂšmes, toute la journĂ©e. Et parfois, ces problĂšmes sont Ă©normes, mais c’est lĂ  qu’on montre de quoi on est capable.


Qu’est-ce qui dĂ©finit une bonne boĂźte selon toi ?

À mon avis, une bonne boĂźte, c’est d’abord une boĂźte qui a du sens. Je ne pourrais plus travailler pour une entreprise dont je ne respecte ni les valeurs ni la production. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles j’ai quittĂ© la mode : malgrĂ© une crĂ©ativitĂ© extraordinaire, la surproduction et son impact environnemental Ă©taient devenus insoutenables. Aujourd’hui, chez Mesetys, l’impact est clair : nous crĂ©ons des espaces dans lesquels les gens vivent au quotidien et ça, ça a du sens pour moi.

Ensuite, une bonne boĂźte, c’est une boĂźte agile. Pas au sens oĂč elle pivote sans cesse – nous, par exemple, nous n’avons jamais pivotĂ© en cinq ans d’existence – mais au sens oĂč elle est capable de s’adapter, de rĂ©flĂ©chir et d’évoluer en souplesse. C’est ce qui rend les Ă©quipes flexibles, plus rapides, et ce qui fait qu’on avance.

Enfin, une bonne boĂźte, c’est une boĂźte oĂč l’énergie circule, passe de la direction aux Ă©quipes, des Ă©quipes aux clients, et des clients aux fournisseurs. C’est un lieu oĂč le collectif se soutient et avance ensemble, est lĂ  pour te rattraper quand tu es Ă  bout. Quand nous avons commencĂ© avec ChloĂ©, j’avais peur de constituer une Ă©quipe, notamment parce que les interactions sociales me demandent beaucoup d’énergie. Mais j’ai vite compris que l’équipe, c’est ce qui fait que la magie opĂšre ou pas.


Autre chose que tu aimerais me partager avant de terminer l’interview ?

Ce que j’ai hĂąte de voir, c’est la fin des prĂ©jugĂ©s et des barriĂšres pour les femmes dans le monde de la tech et de l’investissement. Avec ChloĂ©, on a Ă©tĂ© confrontĂ©es Ă  une violence insidieuse, des remarques sexistes, des doutes permanents sur notre lĂ©gitimitĂ©, qui, au final, visent Ă  nous dire : « Tu n’as pas le droit d’ĂȘtre lĂ . ». On nous a par exemple demandĂ© si on attendait notre « patron » avant de commencer une rĂ©union
 On nous a demandĂ© si on Ă©tait en couple
. Je ne devrais pas avoir Ă  sans cesse justifier ma place en tant que CEO, Ă  rappeler que le business n’est pas une affaire de genre, mais de talent et d’ambition. Nos homologues masculins n’ont pas Ă  le faire, eux !

MalgrĂ© tout, je reste optimiste et mon espoir, c’est que de plus en plus de femmes s’imposent dans l’investissement, dans la tech et dans les postes de direction. Aujourd’hui, seulement 2 % des fonds levĂ©s vont Ă  des boĂźtes fondĂ©es par des femmes, mais chaque jour, je vois des femmes incroyables se battre, innover et rĂ©ussir. Et ça, c’est une source d’inspiration sans fin. Alors, mĂȘme si le chemin est long, on avance. Et j’espĂšre que demain, les futures gĂ©nĂ©rations d’entrepreneures n’auront plus Ă  mener ce combat d’un autre siĂšcle.


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