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Merci Prosper : monétiser le logement des seniors sans viager (4,5 % de TRI cÎté investisseurs)

Thibault Corvaisier, CEO de Merci Prosper (+ offre spĂ©ciale 🎁)

Thibault CorvaisierMerci Prosper
Visuel de l’interview Merci Prosper
Thibault Corvaisier, Merci Prosper

Bienvenue dans cette 114Ăšme Ă©dition de Super Biens, le seul mĂ©dia 100% PropTech & FinTech en France. Interview d’un.e CEO, 1 mercredi sur 2.


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À dĂ©couvrir dans cette Ă©dition :

  • 💾 « Riches sur le papier, pauvres au quotidien » : quand 30 Ă  50 % de revenus disparaissent Ă  la retraite, et que le patrimoine reste bloquĂ©

  • 🔍 Viager, crĂ©dit hypothĂ©caire
 et aprĂšs ? Thibault explique pourquoi ces solutions restent marginales malgrĂ© des dĂ©cennies d’existence

  • 🔑 Merci Prosper : monĂ©tiser un % de son bien pour mieux vivre aujourd’hui et transmettre demain

  • đŸ›ïž FonciĂšre agréée ESUS (Entreprise Solidaires d’UtilitĂ© Sociale) & labellisĂ©e GĂ©nĂ©rations Solidaires, distribuĂ©e via 150 CGP

  • đŸ§© Ambition : faire du rachat partiel un nouveau standard patrimonial d’ici 2–3 ans

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Hello Thibault, peux-tu nous présenter ton parcours ?

Bonjour LĂ©o-Pol et merci de me donner l’occasion de prĂ©senter Merci Prosper Ă  tes lecteurs ! Je m’appelle Thibault, j’ai passĂ© un peu plus de vingt ans en banque d’investissement puis j’ai eu envie de me rĂ©inventer. Ce n’est pas simple en France mais j’ai rĂ©ussi Ă  Ă©crire cette nouvelle page professionnelle en me tournant vers l’immobilier financier, domaine peu innovant auparavant.

À l’époque, pour moderniser l’immobilier financier, il y avait le dĂ©membrement, utilisĂ© notamment pour financer le logement social et le viager. En utilisant ces deux outils, j’ai inscrit la rĂ©ussite d’un fonds de dĂ©membrement viager distribuĂ© par des assureurs, qu’on a fait passer de 50 millions Ă  plus d’1,1 milliard d’euros d’encours en 3 ans. Mais assez vite, je me suis aussi rendu compte que le viager restait un marchĂ© de niche, avec des limites structurelles. Or, j’avais envie d’aller plus loin, d’avoir un impact plus large, plus concret, sur un problĂšme vĂ©cu par de nombreux seniors aujourd’hui. C’est ce cheminement qui m’a conduit Ă  crĂ©er Merci Prosper.


La genĂšse et la mission de Merci Prosper ?

Aujourd’hui, de nombreux seniors sont « riches » sur le papier, leur patrimoine immobilier s’étant fortement valorisĂ© au fil des annĂ©es. Et pourtant, dans leur quotidien, beaucoup se retrouvent financiĂšrement contraints, parce que le coĂ»t de la vie a augmentĂ©, les charges liĂ©es au logement aussi. D’autant qu’au moment de la retraite, les revenus chutent souvent de 30 Ă  50 %. Il y a lĂ  une aberration : ils possĂšdent un bien de valeur, mais ne peuvent pas rĂ©ellement en profiter pour bien vivre parce que leur argent est bloquĂ© dans la pierre.

La mission de Merci Prosper, c’est donc de permettre aux seniors de retrouver du pouvoir d’achat en monĂ©tisant intelligemment une partie de leur patrimoine immobilier, sans le vendre totalement. C’est l’idĂ©e de vendre un peu maintenant pour bien vivre, conserver le reste pour transmettre demain. L’objectif n’est pas de consommer entiĂšrement le patrimoine, mais de l’utiliser comme un levier pour mieux vivre aujourd’hui.


Peux-tu expliquer la différence entre le contrat Prosper, le crédit hypothécaire et le viager ?

Le contrat Prosper n’est ni un viager ni un crĂ©dit : c’est une vente partielle, financĂ©e par des investisseurs (donc sans hypothĂšque) et avec un coĂ»t de financement nettement infĂ©rieur aux solutions de crĂ©dit. On n’a rien inventĂ©, l’approche existe dĂ©jĂ  Ă  l’étranger. On l’a juste apportĂ© et adaptĂ© au marchĂ© français.

Le viager de son cĂŽtĂ© est une logique beaucoup plus radicale : on vend 100% du bien (on n’a donc plus rien Ă  transmettre), avec en plus un alĂ©a liĂ© Ă  la durĂ©e de vie. MĂȘme si j’ai participĂ© Ă  moderniser ce marchĂ©, j’en ai aussi vu les limites. Mise Ă  part dans certains cas (par exemple une personne trĂšs ĂągĂ©e, sans enfants), le viager ne constitue pas une rĂ©ponse satisfaisante universelle.

Le prĂȘt viager hypothĂ©caire (ou crĂ©dit hypothĂ©caire) quant Ă  lui permet de monĂ©tiser partiellement la valeur du bien mais a l’inconvĂ©nient d’ĂȘtre cher et de limiter la transmission. Les banques prĂȘtent Ă  des taux de l’ordre de 6,5 Ă  7%, et puisque le senior ne paie rien de son vivant, il y aura un effet boule de neige important s’il vit longtemps.


Peux-tu donner un exemple concret et chiffrĂ©, du dĂ©but jusqu’à la fin du contrat Prosper ?

Prenons l’exemple d’un couple, propriĂ©taire d’un bien immobilier valorisĂ© Ă  500 000 €, qui a besoin de 50 000 euros pour amĂ©liorer son pouvoir d’achat (soit 10 % de la valeur du bien). Avec le contrat Prosper, le couple va bien recevoir ces 50 000 € en cash, en revanche, il va cĂ©der environ 18 Ă  19 % du bien.

Pourquoi cette diffĂ©rence ? D’abord parce que la fonciĂšre qui achĂšte cette quote-part doit, comme dans toute transaction immobiliĂšre, payer des frais de notaire, encadrer l’opĂ©ration juridiquement via une convention d’indivision et rĂ©munĂ©rer l’intermĂ©diation de Merci Prosper. Sur ce type d’opĂ©ration, les coĂ»ts sont transparents : environ 5 000 € de frais de notaire, 5 000 € pour la convention d’indivision, et 5 000 € pour Merci Prosper, soit 15 000 € au total.

Ensuite, parce qu’on a conçu le contrat de maniĂšre Ă  ce qu’il intĂšgre dĂšs le dĂ©part l’équivalent des loyers mensuels que le senior aurait dĂ» verser pour conserver l’usage de la part cĂ©dĂ©e sur 10 ans. Autrement dit, il “prĂ©paie” pour ne rien avoir Ă  verser mensuellement. Bien sĂ»r, si le couple revend son bien au bout de 3 ans, les 7 annĂ©es non consommĂ©es lui sont restituĂ©es. À l’inverse, s’il souhaite rester plus de 10 ans, un avenant du contrat le prĂ©voit et les annĂ©es supplĂ©mentaires seront rĂ©gularisĂ©es au moment de la vente.

Au final, quand le bien est vendu Ă  100 %, chacun rĂ©cupĂšre sa quote-part, ajustĂ©e de maniĂšre Ă©quitable. C’est une solution simple qui fonctionne bien Ă  l’usage et sans dĂ©pendre de la durĂ©e de vie du senior.


Profils types de vos clients en termes d’ñge, de situation financiùre et de motivations ?

Chez Merci Prosper, on retrouve principalement trois grands profils de seniors :

  • le « jeune senior », Ă  partir de 60 ans, qui arrive Ă  la retraite, qui subit une chute brutale de revenus (de l’ordre de 30 Ă  50 %) qu’il n’avait pas rĂ©ellement anticipĂ©e. Il se retrouve propriĂ©taire d’un bien de valeur mais avec un pouvoir d’achat devenu insuffisant, surtout s’il y a encore des crĂ©dits en cours. Dans ce cas, Merci Prosper permet de dĂ©bloquer une partie de l’argent immobilisĂ© dans la pierre pour rembourser des crĂ©dits, sans avoir Ă  quitter sa maison.

  • le senior un peu plus ĂągĂ©, trĂšs attachĂ© Ă  son logement, qui souhaite absolument rester chez lui mais qui fait face Ă  des dĂ©penses ponctuelles lourdes : travaux d’adaptation du domicile, gros travaux de copropriĂ©tĂ©, besoin d’une aide Ă  domicile


  • le senior avancĂ© en Ăąge, souvent en couple : un des deux doit intĂ©grer une rĂ©sidence mĂ©dicalisĂ©e ou un EHPAD, ce qui gĂ©nĂšre une charge financiĂšre importante, tandis que l’autre souhaite rester Ă  domicile. Le contrat Prosper permet alors de financer cette double charge sans vendre le bien dans l’urgence.


Quelle est la place des enfants / héritiers ?

Dans la majoritĂ© des cas, ce sont les seniors eux-mĂȘmes qui nous contactent en premier, mais nous les encourageons systĂ©matiquement Ă  en parler avec leurs enfants. On croit fermement que c’est aussi notre rĂŽle que de faciliter des discussions autour de la situation financiĂšre des parents, de l’anticipation de la dĂ©pendance ou de la transmission du patrimoine. Des sujets qui sont parfois difficiles Ă  aborder en famille.

Il arrive Ă©galement que l’initiative vienne des enfants eux-mĂȘmes (voire des aidants) qui comprennent qu’avoir recours Ă  une solution sans alĂ©a et Ă  un coĂ»t juste peut aussi les soulager d’obligations financiĂšres (et lĂ©gales) vis-Ă -vis de leurs parents.

Quoi qu’il en soit, notre approche est toujours la mĂȘme : partir du besoin du senior, expliquer clairement le fonctionnement de la solution, sans zone grise, encourager le dialogue avec les proches.


Peux-tu m’en dire plus sur la fonciùre Prosper ?

Pour que le contrat Prosper puisse exister, il fallait Ă©videmment trouver une solution de financement adaptĂ©e. Comme je l’expliquais, nous ne sommes pas sur une logique de crĂ©dit bancaire. Nous avons donc créé une fonciĂšre dĂ©diĂ©e. SpĂ©cifiquement pensĂ©e pour financer les ventes partielles rĂ©alisĂ©es avec les seniors, elle est distribuĂ©e via un rĂ©seau d’environ 150 conseillers en gestion de patrimoine, mĂȘme si les investisseurs peuvent aussi nous contacter directement.

La fonciĂšre poursuit un double objectif : Ă©conomique et d’utilitĂ© sociale. Sur le plan Ă©conomique et financier, on vise une performance de 4,5 % par an, capitalisĂ©e sans distribution (uniquement via la revalorisation de la part) :

  • 3 % sont sĂ©curisĂ©s par la structure mĂȘme du contrat Prosper : les seniors prĂ©payant les 10 ans d’usage du bien, le loyer est intĂ©grĂ© dĂšs le dĂ©part, ce qui nous permet de garantir cette performance.

  • 1,5 % correspond Ă  une hypothĂšse prudente de revalorisation de l’immobilier rĂ©sidentiel, alignĂ©e sur l’inflation.

À cela s’ajoute l’impact social. La fonciĂšre Prosper, engagĂ©e en faveur du maintien Ă  domicile des personnes ĂągĂ©es, est labellisĂ©e « GĂ©nĂ©rations Solidaires » et surtout agréée ESUS (Entreprise Solidaires d’UtilitĂ© Sociale). Ce qui permet aux investisseurs, en contrepartie de ses engagements, de bĂ©nĂ©ficier d’une rĂ©duction d’impĂŽt de 25 %, dans le cadre du plafonnement des niches fiscales.

Avec ces moteurs de performance (le contrat Prosper, la revalorisation immobiliĂšre et l’avantage fiscal), on atteint un TRI trĂšs attractif, tout en restant sur des hypothĂšses prudentes. On concilie donc, dans un mĂȘme vĂ©hicule, performance, prudence et sens. C’est une grande fiertĂ© !


4 chiffres sur votre activité ?

  • 3 600 milliards d’euros : c’est la valeur estimĂ©e du patrimoine immobilier dĂ©tenu par les Français, en grande partie par les seniors, qui illustre l’ampleur du marchĂ© et le potentiel d’impact de solutions comme Merci Prosper.

  • 1 300 opĂ©rations visĂ©es Ă  horizon 5 ans

  • 8 millions d’euros de collecte sur l’exercice 2025, aprĂšs une premiĂšre annĂ©e marquĂ©e par 1,1 million d’euros levĂ©s et une dizaine d’opĂ©rations rĂ©alisĂ©es.

  • 60 opĂ©rations prĂ©vues sur 2026 (une quinzaine ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© concrĂ©tisĂ©es Ă  ce jour)


Challenge actuel ?

Notre principal dĂ©fi aujourd’hui, c’est le positionnement de l’offre. Le viager est connu depuis toujours, les solutions de crĂ©dit aussi, mais elles ne se sont jamais rĂ©ellement imposĂ©es massivement. Nous, on arrive avec une alternative crĂ©dible, juste et Ă©quilibrĂ©e entre le viager et le crĂ©dit, qui demande forcĂ©ment de la pĂ©dagogie. Et on est lucides, ce type de financement ne s’impose pas du jour au lendemain, on est sur un temps long. À mon sens, il faudra encore au moins deux Ă  trois ans pour que le rachat partiel trouve naturellement sa place dans le paysage.

DĂ©jĂ , on bĂ©nĂ©ficie d’un Ă©cho mĂ©diatique favorable. Donc merci Ă  toi de relayer notre message ! On bĂ©nĂ©ficie aussi d’avis clients, notamment sur Trustpilot, extrĂȘmement positifs : la confiance va se construire opĂ©ration aprĂšs opĂ©ration. Notre enjeu, c’est donc de continuer Ă  dĂ©livrer des expĂ©riences irrĂ©prochables. Plus on accumule des cas concrets rĂ©ussis, plus l’effet boule de neige entrera en jeu.


Une anecdote sur Merci Prosper ?

La toute premiĂšre opĂ©ration que nous avons signĂ©e chez le notaire nous a profondĂ©ment marquĂ©s. Au dĂ©part, la femme qui est venue nous voir avait des doutes, ce qui est parfaitement normal. Puis tout s’est dĂ©roulĂ© exactement comme on l’avait expliquĂ© : le passage chez le notaire, la signature, l’argent versĂ© sur son compte. À la fin, elle nous a simplement dit : « Merci, je vais enfin pouvoir profiter de ma retraite. ». Ça peut paraĂźtre simple, mais elle l’a dit avec une telle Ă©motion qu’on s’est dit, avec Anthony mon associĂ© : « Ok, c’est vraiment pour ça qu’on a créé Merci Prosper ».

Une autre anecdote qui me touche beaucoup, c’est de voir Ă  quel point les seniors qui nous ont fait confiance deviennent nos meilleurs commerciaux. Un jour, on a rĂ©uni notre rĂ©seau d’ambassadeurs autour d’une table et on leur a demandĂ© de partager un “fun fact” de leur vie. Et lĂ , on a dĂ©couvert, derriĂšre l’étiquette “retraitĂ©â€, des histoires de vie passionnantes
 Cela nous a confortĂ©s dans notre choix de plaider pour une finance responsable, d’utiliser la finance pour servir une cause, de contribuer, Ă  notre Ă©chelle, Ă  une sociĂ©tĂ© un peu plus apaisĂ©e et plus juste.


Ton mantra personnel ?

Mon mantra, que partage Anthony, mon associĂ©, c’est de mettre la finance au service de l’humain et pas l’inverse. Cette valeur anime toute l’équipe que nous avons constituĂ©e, sur la base d’un vĂ©ritable culture book : on n’est pas lĂ  dans une logique purement financiĂšre ou opportuniste, on est avant tout lĂ  pour crĂ©er un impact sociĂ©tal positif. Bien sĂ»r, on a envie que Merci Prosper rĂ©ussisse, on a des tempĂ©raments de bĂątisseurs et nos carriĂšres respectives en tĂ©moignent (Anthony a dĂ©jĂ  créé et revendu des entreprises). Mais on veut mener cette aventure avec du sens et en restant alignĂ©s avec ce pourquoi on s’est lancĂ©s.


Une opportunité sous-exploitée dans le marché ?

Cela fait plus de dix ans que je rĂ©flĂ©chis aux innovations possibles dans l’immobilier, et je suis convaincu qu’il y a une opportunitĂ© Ă©norme autour de formes d’habitat partagĂ© “intelligent” Ă  la campagne. Beaucoup de personnes ressentent aujourd’hui le besoin de s’éloigner des grandes villes et de se mettre un peu au vert, sans pour autant avoir le moyen ou la volontĂ© d’acheter une maison de campagne. Il y a eu des initiatives intĂ©ressantes par le passĂ©, comme Les HĂŽtels TrĂšs Particuliers, et je pense que ce type de modĂšle a encore Ă©normĂ©ment de potentiel. La grande maison de famille unique, c’est beau sur le papier, mais ça montre vite ses limites. En revanche, imaginer plusieurs lieux complĂ©mentaires, des lieux de vie qualitatifs, avec de beaux bĂątiments, du patrimoine, qui permettent Ă  chacun de garder son indĂ©pendance, c’est typiquement le genre de sujet que je pourrais creuser encore davantage plus tard.


DerniĂšre chose Ă  partager pour conclure ?

Nous venons de finaliser une levĂ©e de fonds de 1,5m€ avec des Business Angels solides qui vient renforcer nos fonds propres et nous permet de pĂ©renniser sereinement notre dĂ©veloppement.

Alors celles et ceux qui voudraient investir dans la fonciĂšre : vous ĂȘtes les bienvenus, mĂȘme en direct.

Et, au-delĂ  de l’investissement, j’invite surtout chacun Ă  aller dĂ©couvrir le projet, Ă  faire des simulations sur notre site. Merci Prosper s’adresse d’abord aux seniors, mais en rĂ©alitĂ©, le sujet nous concerne tous. Parce que nous avons tous, dans notre entourage, un parent ou un proche “riche en immobilier” mais contraint financiĂšrement.


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